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SAINT HIPPOLYTE DE BIARD... SON EGLISE 

 Le Roman, c’est la chrysalide du  Gothique, Le Roman est le père des styles  français. Plein de réserve et d’énergie, il  a  produit toute notre architecture. Auguste Rodin

 L’église de Saint-Hippolyte est un bel édifice construit sur une ancienne voie gauloise longeant au sud le cours de la Charente. Bâtie vers la fin du 12e siècle, l’église de Saint-Hippolyte fut, avec son ancienne chapelle qu’elle a remplacée, fréquentée dès la plus haute antiquité par les pèlerins de Saint-Jacques qui, venant de Bretagne, passaient la Charente à Tonnay (aujourd’hui Tonnay-Charente). Profondément remaniée après les importants dégâts subis au cours des guerres de religion, elle a cependant conservé sa belle façade romane, bien digne de retenir l’attention. Elle retient en fait celle des usagers de la R.N.137 voisine qui aperçoivent à quelques centaines de mètres vers le nord ses arcades serrées et ses fines colonnettes. L’église de Saint-Hippolyte fut édifiée au XIIe siècle par le Seigneur de Tonnay, Geoffroy le Vieux, près d’un ancien chemin longeant le cours de la Charente. Elle aurait remplacé une chapelle primitive. 

Telle qu’elle nous est parvenue, c’est un bel édifice roman profondément remanié à l’époque gothique. Elle fut de plus hâtivement fortifiée au XVIe siècle, époque où les murs surhaussés de la nef furent percés de nombreuses ouvertures carrées. Un clocher tardif très simple à toiture pyramidale surmonte l’édifice. A sa base, se trouvait une chapelle. 

Bien qu’elle n’en ait pas la prestigieuse ornementation, la façade de l’église de Saint-Hippolyte présente bien des analogies avec celle d’Echillais. Les deux rez-de-chaussée sont occupés par un portail central et deux baies aveugles (fausses portes), séparés et encadrés par de grosses colonnes courtes et très saillantes aux volumineux chapiteaux. Même découpage du premier étage et mêmes arcades à neuf cintres dans les deux églises avec une seule fenêtre percée au centre. Sur la façade deux démons avalent une colonne. Mais la façade de Saint-Hippolyte est surmontée d’un pignon alors que celle d’Echillais se termine par une corniche et tous les arcs y sont en plein cintre alors que ceux de Saint-Hippolyte sont brisés saufs ceux du portail. 

Le portail compte trois voussures surmontées d’un cordon continu à pointes de diamant. La première a en partie disparu dans la maçonnerie où est percée la porte actuelle, la troisième (l’archivolte) est formée de grosses moulures très simples et c’est l’arc médian, à tracé polylobé qui est le plus intéressant. Ce dessin est assez fréquent aux environ de Rochefort puisqu’on le retrouve à Trizay, à Genouillé, à Saint-Clément. Les historiens d’art (dont Emile MALE) rapprochent ces formes de l’art musulman et en expliquent la diffusion par l’influence des pèlerinages en particulier celui de Saint-Jacques de Compostelle. Ces théories sont peu discutables mais il faut se garder d’affirmer que les tracés polylobés signalaient aux pèlerins les asiles qui leurs étaient réservés : les hospices authentiques comme celui de Pons n’en ont pas. Il est probable que les « jacquets » du Moyen Age empruntaient très souvent les itinéraires secondaires de l’époque et que plus d’un est passé par Saint-Hippolyte sans que l’arc polylobé de son église y soit pour quelque chose. 

L’arcature du premier étage est ourlée d’un cordon continu de pointes de diamant simplifiées comme celle du portail, et devenues « têtes de clous ». Elle s’appuie sur des colonnes surmontées de chapiteaux à feuillage. 

Les murs de la nef sont consolidés, à l’extérieur, par de grands arcs en tiers-point tendus entre des contreforts plats. L’ensemble est très soigné et très efficace. Contreforts et colonnes engagées trouvent leur appui sur un cordon mouluré analogue à celui qui souligne l’implantation du chevet. Les arcs encadrent chacun une fenêtre romane à colonnettes. A l’intérieur quatre vastes et hautes travées sont voûtées en berceau brisé dont on peut penser qu’il relève d’un art plus évolué que le berceau en plein cintre. Au long des murs montent  les supports des doubleaux à deux rouleaux : de simples colonnes adossées à des pilastres. 

Le chevet autrefois en demi-cercle, est devenu rectangulaire à l’époque gothique. Il était voûté en ogive dont il ne subsiste que des départs de nervures qui s’achèvent en pénétration dans des piles cylindriques. Une baie malheureusement murée, montre trois losanges curvilignes, motif caractéristique d’une architecture annonciatrice de l’art flamboyant. La belle fenêtre du chevet appartient, elle, à cette époque avec des motifs évocateurs d’une flamme qui valut sa dénomination à cette période de l’art gothique. On peut la dater de l’extrême fin du XVe siècle, voire du début du XVIe siècle. 

Au sud, une grande chapelle seigneuriale à deux travées, voûtée à son origine comme le chevet et ruinée comme lui communique avec le chœur et l’abside par deux baies l’une en plein cintre, l’autre plus en tiers-point. 

L’abside rappelle celles de Rioux et de Rétaux ; même plan, même disposition, mais la décoration est beaucoup moins variées et moins riche. Cependant les lignes très nettes et le dessin particulièrement pur de cette abside permettent de la classer immédiatement après les deux merveilles ci-dessus et parmi les meilleures œuvres architecturales romanes de la Saintonge. 

Outre la décoration de la façade, l’église de Saint-Hippolyte possède des chapiteaux intéressants. Sur des colonnettes de fenêtre, au revers de la façade, ange et démon se font vis-à-vis. Un autre, près du cœur, présente « une décoration très spéciale et très curieuse formée d’un double cloisonnement très délicat qui imite une toile d’araignée, ce motif, très simple et cependant élégant, est unique en Saintonge. La base du clocher datant de l’origine de cette église faisait partie de la chapelle seigneuriale. Près de la porte latérale donnant sur la place, on peut remarquer un petit local conçu récemment dont la fonction sera de remplacer la sacristie extérieure datant du début du siècle. La disparition de celle-ci permettra aux paroissiens et aux visiteurs de faire le tour complet de l’édifice. Le local de remplacement a été volontairement réalisé en s’inspirant de l’ancien confessionnal situé autrefois à cet endroit. Dans la nef, au milieu de la  voûte (juste devant le blason) on aperçoit une trappe qui servait autrefois, pour les cérémonies, à faire pleuvoir des pétales de roses sur les fidèles. En montant au clocher, on peut admirer la restauration de la voûte et de la toiture (travaux effectués depuis 1992). Ce blason est celui des Mortemart, Seigneurs de Tonnay-Charente. « Ondes calmes sur fond d’azur » => mer calme  = > morte mare 

L’église de Saint-Hippolyte est classée parmi les Monuments Historiques en totalité par arrêté n° MH 95 IMM 125 en date du 18 Septembre 1995. 

Une église est presque toujours orientée. Tournée vers Jérusalem, elle s’ouvre à l’ouest et son chevet à l’est. Il s’ensuit que le nord est à gauche et le sud à droite. L’église est généralement en forme de croix. La partie transversale est le transept et les deux extrémités faisant saillie au nord et au sud sont les bras du transept.

Les grandes époques de l’architecture médiévale. L’art roman (XIe, XIIe siècle) Les église romanes sont en général, trapues, peu éclairées. Leurs voûtes sont contrebutées par des contreforts massifs. Elles présentent souvent une ornementation sculptée d’une vie extraordinaire qui a la particularité d’être entièrement soumise aux lignes de l’architecture (décors des chapiteaux, des portails). L’art gothique (XIIIe, XIVe, XVe siècle) se caractérise essentiellement par :   Les voûtes sur croisée d’ogive (composée de deux arcs qui se croisent à la clé de voûte)  Les arcs boutants (maçonnerie en forme d’arcs qui contrebutent les voûtes à l’extérieur de l’église)  Les églises sont très hautes et très éclairées. L’art flamboyant est la dernière période de l’art gothique caractérisé à l’intérieur des baies, par des motifs évocateurs de flammes (fin du XVe siècle). 



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